Le durcissement de la réglementation bancaire pourrait faire évoluer les crédits immobiliers en France et favoriser les taux variables au détriment des taux fixes.

En effet, le Comité de Bâle, en charge du contrôle bancaire international, souhaite imposer aux banques une marge de sécurité accrue pour faire face aux risques liés aux variations de taux d’emprunt sur les marchés financiers.

Alors que 85% des crédits en France sont à taux fixes, le type d’emprunt préféré des français vit-il ses dernières heures ? Explications.

Les taux immobiliers fixes pris pour cible

Mis en place en 1974 par les banques centrales du G10, le Comité de Bâle est une institution chargée de contrôler le secteur bancaire international pour le rendre plus fiable et sécuritaire. Cette surveillance prudentielle permet de promouvoir des pratiques bancaires plus sûres et accroître la circulation des informations concernant l’évolution de la réglementation.

Or, selon les Echos, le superviseur du secteur bancaire souhaiterait faire supporter le risque lié aux variations du prix de l’argent sur les marchés financiers davantage aux emprunteurs qu’aux prêteurs. En effet, lorsque le client d’une banque lui emprunte de l’argent à taux fixe, son risque est maîtrisé et ses mensualités constantes. La banque en revanche est soumise aux variations macro économiques des taux d’intérêt sur la place financière mondiale et ne peut pas les répercuter sur son client.

Dans un contexte de crise économique, le coût de l’argent peut rapidement augmenter et ne plus permettre à la banque de dégager une rentabilité suffisante en comparaison des prêts à taux fixes octroyés au grand public dans une période économique antérieure plus favorable.

Avec ces nouvelles préconisations, le Comité de Bâle semble prôner le modèle de crédit anglo saxon et Espagnol qui sont loin d’être des exemples de réussite compte tenu du nombre d’emprunteurs en faillite (beaucoup plus important que partout ailleurs en Europe).

En réaction, les banques françaises, allemandes, belges et japonaises ont manifesté leur inquiétudes auprès du Comité et entendent bien défendre le crédit à taux fixe, leur principal produit d’appel.

La hausse des taux fixes est-elle en marche ?

Même si le Comité de Bâle impose une pression supplémentaire aux banques en durcissant la réglementation liée au risque, il y a peu de risques que le crédit immobilier à taux fixe ne disparaisse.

En revanche, l’impact d’une hausse importante des taux d’intérêt sur le bilan d’une banque a été épinglé par le Comité et les établissements bancaires vont devoir accroître leurs marges afin de se prémunir davantage.

La conséquence de ce rappel à l’ordre pourrait être une remontée des taux immobiliers fixes pour les emprunteurs puisque les banques risquent de revoir leur barème à la hausse afin de consolider leur sécurité financière.

Les taux immobiliers fixes actuels

En attendant, les taux immobiliers actuels restent toujours particulièrement avantageux.

taux immobiliers juillet août

Tendance des taux immobiliers en juillet (hors assurances) (source : MeilleurTaux)

2 Réponses

  1. Romuald

    Il fallait s’en douter que la situation évoluerait avec les prochaines futures lois ! Merci pour les explications, en espérant que le consommateur ne soit pas pénalisé …

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  2. Investissement financier

    Bonjour et merci pour cet article.

    Si les taux de crédit fixe venaient à augmenter espérons que les banques seront moins strictes en ce qui concerne l’acceptation des prêts…

    Répondre

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