Selon une récente étude, la baisse des prix des logements devrait se confirmer en 2013 et pourrait atteindre -10%.

Pourtant, tous les professionnels ne partagent pas ces pronostics et pour certains, le marché immobilier pourrait, au contraire, imposer une résistance.

Alors quelle sera l’évolution du marché immobilier en 2013 ? Baisse des prix ou stabilité ? Le point sur les prévisions du moment…

Baisse des prix de l’immobilier de -10%

Dans une publication de mercredi dernier, le Crédit foncier pronostique une chute des prix de -10%, excepté dans les zones tendues où la demande est supérieure à l’offre.

Par ailleurs, avec une prévision à hauteur de 570 000, le volume des transactions immobilières devrait enregistrer une baisse de -12% en 2013, après le recul de -20% (650.000) déjà constaté en 2012. Il faut noter que la suppression du PTZ+ dans l’ancien a exclu du marché de 4% à 11% des foyers primo-accédants.

Le volume de crédits immobiliers accordés en 2013 devrait également poursuivre son repli, avec une baisse de 12% par rapport à 2012, soit une enveloppe d’environ 100 milliards d’euros.

Pour le Crédit Foncier, la baisse des prix annoncée est « naturelle » et « nécessaire » après la hausse des prix quasi ininterrompue de ces 15 dernières années. Pour autant, aucun krach immobilier n’est à prévoir en raison du déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Peu de baisse des prix dans les zones tendues

Selon l’étude du Crédit foncier, la baisse des prix de l’immobilier ancien ne dépassera pas 5% dans les zones géographiques les plus recherchées en France.

Dans ces zones tendues où l’offre de logements est insuffisante par rapport à la demande, les prix devraient rester stables. Il s’agit le plus souvent des coeurs de métropoles, de secteurs privilégiés, des stations balnéaires ou des montagnes cotées.

Stabilité des prix dans le neuf

En 2012, la production de logements neufs a chuté de -20% avec 339.000 logements construits (contre 421 300 en 2011) soit nettement en dessous de l’objectif annuel des 500 000 logements nécessaires à satisfaire la demande.

La maison individuelle, avec 126 600 unités construites en 2012, a également enregistré une baisse d’environ 16 % par rapport à 2011.

Avec un volume de ventes en recul de -25 %, (appartements et maisons confondus) , le stock de logements invendus est estimé à près de 90 000 pour 2012.

Toutefois, les prix dans le neuf devraient rester stables en raisons des contraintes BBC de la nouvelle RT2012.

Et si les prix de l’immobilier ne baissaient pas ?

Le cabinet d’études économiques Xerfi exclut tout replis des prix de l’immobilier et préfère tabler sur une relative stabilité, s’inscrivant clairement à contre courant des prévisions actuelles.

Xerfi n’hésite donc pas à prendre le contre-pieds de l’opinion générale et estime que « malgré les mesures publiques destinées à freiner leur hausse, les prix de l’immobilier en France se maintiendront à un niveau élevé, dans le neuf comme dans l’ancien. »

Dans son étude, Xerfi affirme que malgré la baisse des mises en chantier, le déficit structurel de logements contribuera à limiter la baisses de prix.

Paris et l’Ile-de-France devraient, comme toujours, voir leurs prix se maintenir à un niveau élevé et des régions telles que l’Alsace ou le Rhône-Alpes pourraient profiter d’une hausse de son volume de constructions pour enregistrer une légère baisse des prix.

Les prix des logements devraient donc rester stables jusqu’en 2015 avant d’observer les prémices d’une correction notable, tant au niveau des prix que du volume des transactions.

Tendance des prix de l’immobilier en France début 2013

En janvier 2013, Meilleursagents.com publiait une estimation du pouvoir d’achat immobilier des français. Cette estimation intègre 6 critères personnalisés :

  • les revenus nets des ménages ville par ville (Source : INSEE)
  • les taux immobiliers par région (Source : Empruntis.com)
  • le prix moyen local au m² (Source : MeilleursAgents.com)
  • l’endettement autorisé (33 %)
  • la durée du crédit immobilier (20 ans)
  • l’apport du financement (5 %)

Le classement :

  1. Strasbourg avec 72 m² (+8 m²/2012)
  2. Rennes avec 71 m² (+8 m²/2012)
  3. Nantes avec 65 m² (+8 m²/2012)
  4. Toulouse avec 62 m² (+7 m²/2012)
  5. Lyon avec 60 m² (+4 m²/2012)
  6. Bordeaux avec 58 m² (+6 m²/2012)
  7. Marseille avec 55 m² (+7 m²/2012)
  8. Lille avec 55 m² (+7 m²/2012)
  9. Nice avec 41 m² (+4 m²/2012)
  10. Paris avec 36 m² (+4 m²/2012)
prix-immobilier-2013

Tendance des prix moyens de l’immobilier en France en mars 2013 (Source : Meilleursagents.com)

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