taux prêts immobiliers 2012

Malgré des taux immobiliers très bas, la machine du crédit semble grippée en 2012

Les taux immobiliers actuels sont à un niveau très bas, jamais atteint depuis 1945.

Ce contexte plutôt favorable pour les futurs emprunteurs souhaitant acquérir un logement devrait se maintenir dans les mois à venir.

Pourtant, le volume des crédits immobiliers accordés en 2012 est en berne et les particuliers semblent de plus en plus frileux face à l’endettement. Etat des lieux de ce paradoxe du prêt bancaire 2012.

Les taux immobiliers actuels

Le taux des emprunts d’Etat à 10 ans (OAT 10 ans) a largement reculé ces derniers mois (2,287 % le 25 juillet), entraînant dans son sillage les taux des crédits immobiliers.

A 3,85 % en moyenne hors assurance sur 20 ans, les taux immobiliers se rapprochent ainsi de leur plus bas niveau historique atteint fin 2010.

Près de 80 % des établissements bancaires proposent des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans alors qu’ils n’étaient que 5 % en janvier 2012.

Par ailleurs, le 4 juillet 2012, la Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé son principal taux d’intérêt directeur à 0,75 %, soit son plus bas niveau historique. Cette politique financière doit inciter les banques à prêter davantage.

Dans ce contexte très favorable, les taux immobiliers devraient donc rester très avantageux durant les prochains mois.

Tendance des taux immobiliers 2012

Année 2012OAT 10 ansMoyenne des taux immobiliers sur 20 ans hors assurance
Janvier3,18 %4,31 %
Février3,02%4,28 %
Mars2,95%4,20 %
Avril2,99%4,12 %
Mai2,76%4 %
Juin2,57%3,95%
Juillet2,473,85%

(Source : MeilleurTaux)

Volume des crédits immobiliers accordés

Pourtant, malgré des taux immobiliers très bas, le nombre de prêts bancaires accordés par les banques a enregistré un très fort recul, avec une chute de 33,1% au premier semestre 2012 par rapport à la même période en 2011.

Dans une récente étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest, déclare : « l’embellie observée à l’automne 2011 n’a pas suffi à inverser la tendance récessive du marché ».

Selon ce spécialiste, trois raisons principales expliquent cet effondrement :

  • la demande s’est effondrée
  • certaines aides publiques ont disparu (comme le prêt à taux zéro PTZ dans l’ancien)
  • l’offre de crédit immobilier s’est réduite en raison des problèmes de refinancement des banques.

Au deuxième trimestre 2012, la baisse des crédits immobiliers accordés est encore plus brutale avec une chute de 39,2% par rapport au même trimestre en 2011.

Même si le mois de juin marque une très légère amélioration, la situation actuelle reste un paradoxe puisque le taux des crédits immobiliers se maintient à un niveau très bas en frôlant leur plus bas niveau historique depuis 1945.

Pour l’ensemble de l’année 2012, les prévisions du volume des crédits immobiliers accordés par les banques devraient être compris entre 110 à 120 milliards d’euros, soit une baisse de près de 25% à 30% par rapport à 2011 (160 milliards).

Pour rappel, le record absolu avait été atteint en 2007 (170,2 milliards). Cette tendance à la baisse intervient après une explosion des crédits immobiliers depuis le début du siècle :

  • 70,8 milliards en 2001
  • 87,3 en 2003
  • 143,7 en 2005
  • 170,2 en 2007

Cette évolution positive était en partie responsable de la prospérité du marché immobilier en France.

La machine de l’endettement serait elle grippée ?

Une réponse

  1. ninoih

    L’assurance de prêt immo pour risque aggravé de maladie reste souvent unobstacle mais avec la convention AERAS et les comparateurs en ligne comme Adppc, ce ne sera plus un blocage

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

9 + 19 =