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A Paris le prix des logements est en baisse, une tendance qui suit pour une fois le reste du marché immobilier en France

En France, on constate depuis quelques mois un tassement des prix de l’immobilier dans plusieurs régions. L’évolution du marché immobilier 2012 se profile donc probablement sous le signe de la baisse des prix des logements.

Cette tendance immobilière s’applique même exceptionnellement à Paris qui détient un marché spécifique dont le prix des biens immobiliers atteint des records. Longtemps décolérée du reste de la France, la flambée du marché immobilier parisien pourrait vivre ses dernières heures. Le foncier parisien est-il menacé ?

Après deux ans de hausse des prix quasi ininterrompue, le marché immobilier Français a reculé de 2,7% au troisième trimestre. Selon le réseau d’agences immobilières Century 21, la baisse des prix et le rallongement des délais de vente interviennent en moyenne dans plus d’une région sur 3. Par ailleurs, le volume des transactions immobilières réalisées en 2011 ne devrait pas atteindre les 780.000 ventes constatées en 2010.

Ces différents signaux semblent ainsi mettre un terme à la hausse des prix de l’immobilier en province. En outre, même si le marché immobilier à Paris et en Ile-de-France est spécifique et ne suit pas forcément la tendance nationale, cette fois ci son dynamisme semble ébranlé. La baisse des prix de l’immobilier en France affecte même Paris.

Baisse du prix du m² à Paris

Depuis 2009, les prix de l’immobilier ancien à Paris ont connu une hausse quasi ininterrompue et sans précédant de près de 40%. Cette hausse des prix du marché immobilier parisien est encore plus impressionnante depuis 2000 puisque le prix moyen d’un appartement ou d’une maison a été multiplié par 2,8, passant de 2 862€/m2 à 8 650€/m2 ! Ainsi en 2011, plus de 50% des prix des biens immobiliers à Paris sont supérieurs à 8 000 euros du mètre carré. L’immobilier parisien culmine en moyenne à 8 370 €/m² dans le 15ème arrondissement, 9 400 €/m² dans le 16ème et 9 790 €/m² dans le 3ème. Dans le centre de Paris, les prix s’envolent même au delà des 10 000 €/m²

Or, selon un récent communiqué de la chambre des notaires de Paris-Ile-de-France, les promesses de ventes réalisées cet été à Paris ont affichés une baisse des prix de 1% en moyenne, établissant le mètre carré de l’immobilier parisien à 8 570€ (contre 8 650 € précédemment).

Dans le même temps, le nombre de transactions immobilières comptabilisé est en recul. En région Ile-de-France, 44 300 logements anciens ont été vendus entre juin et août, soit une baisse de 2% par rapport à 2010. A Paris, cette tendance est davantage marquée avec 8 500 biens immobiliers vendus correspondants à une baisse de 5% par rapport à l’an passé.

Ce constat plaide en faveur de la baisse de l’immobilier à Paris, même si cette tendance baissière est pour l’instant contrôlée et raisonnable.

Prix au m2 des 20 arrondissements de Paris

ArrondissementPrix m2 moyenVariation sur 3 mois
(du 1er juil. 2011 au 1er oct. 2011)
appartement
Paris 1er arrondissement10 066 € / m²+0.6%
Paris 2ème arrondissement8 714 € / m²+0.8%
Paris 3ème arrondissement9 484 € / m²+0.6%
Paris 4ème arrondissement10 758 € / m²+0.4%
Paris 5ème arrondissement10 866 € / m²-3.4%
Paris 6ème arrondissement12 524 € / m²-3%
Paris 7ème arrondissement11 741 € / m²-3.1%
Paris 8ème arrondissement10 163 € / m²-0.6%
Paris 9ème arrondissement8 257 € / m²-0.5%
Paris 10ème arrondissement7 008 € / m²-2.1%
Paris 11ème arrondissement7 725 € / m²-2.1%
Paris 12ème arrondissement7 849 € / m²-2.1%
Paris 13ème arrondissement7 778 € / m²-1.1%
Paris 14ème arrondissement8 215 € / m²-1%
Paris 15ème arrondissement8 393 € / m²-1%
Paris 16ème arrondissement9 642 € / m²-0.8%
Paris 17ème arrondissement8 461 € / m²-0.8%
Paris 18ème arrondissement7 108 € / m²-1.5%
Paris 19ème arrondissement6 223 € / m²-1.6%
Paris 20ème arrondissement6 432 € / m²-1.5%

(Source : Meilleursagents.com)

Prévisions 2012 des prix de l’immobilier à Paris

La crise de la dette qui sévit en Europe perturbe le refinancement des établissements bancaires. Selon certains économistes, le volume des crédits immobiliers accordés par les banques en 2012 devrait baisser très fortement, et le taux des emprunts bancaires devrait augmenter. Cette mécanique financière pourrait donc affecter fortement le marché de l’immobilier en France et donc à Paris.

Par ailleurs, l’investissement locatif à Paris est particulièrement dynamique mais vulnérable puisqu’il ne permet que 2,5% de rentabilité en moyenne (contre 4.5% dans le reste de la France). Or, les réformes de fiscalité prévues dans le plan de rigueur du Gouvernement et inscrites dans la loi de finances 2012, n’amélioreront pas l’immobilier locatif à Paris :

  • Article 40 : Aménagement de la réduction d’impôt sur le revenu en faveur de l’investissement locatif (« avantage Scellier »)
  • Article 41 : Diminution du taux de la réduction d’impôt sur le revenu en faveur des investissements immobiliers réalisés dans le secteur de la location meublée non professionnelle
  • Article 42 : Taxe sur les loyers élevés des micro logements

(Source : Assemblée Nationale)

Sans compter la réforme du calcul de la taxe sur les plus values immobilières qui s’appliquera dés le 1er janvier 2012 sur les résidences secondaires, les biens locatifs, les terrains constructibles et les logements vacants.

En conclusion, acheter un bien immobilier à Paris risque prochainement de coûter moins cher, que cet investissement soit pour y vivre ou pour louer. A moins que l’alourdissement de l’imposition sur les plus-values immobilières incite les propriétaires parisiens à retirer leurs biens de la vente, ce qui renforcerait la pénurie et soutiendrait les prix.

Une hausse des prix des logements semble exclue de manière générale mais avec Paris, mieux vaut s’attendre à tout en terme d’immobilier

4 Réponses

  1. Eric

    Que les prix baissent à Paris, ça ne peut être qu’une bonne chose parce qu’on était arrivé à un point ou c’était complètement déconnecté de la réalité !

    Répondre
  2. biensur

    j’ajoute que l’immobilier n’est pas déconnecté du reste de l’économie avec la remarque suivante : si les impôts sur le revenu augmentent alors même un scellier a 14% est très avantageux.

    Nous sommes en période de crise dont l’état cherche des liquidités :

    si la monnaie dévalue, que ce soit par une inflation dû a la planche a billet quasi inévitable de la BCE ou un retour au franc, dans tous les cas de figures l’epargnant est ruiné et le propriétaire sauve son capital

    Répondre

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