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La faillite de Dexia annonce-t-elle la faillite des banques en Europe ?

Malgré la faillite de la banque Dexia et la crise financière qui enfle sur l’économie européenne, la BCE maintient son principal taux directeur à 1,5%.

Cette décision de Jean Claude Trichet accélérera-t-elle la faillite des banques en Europe ?

La faillite de la banque Dexia

Cette semaine, l’actualité l’a largement relayé, la banque franco-belge Dexia est au plus mal. Son titre coté en bourse a perdu plus de 27 %, flirtant autour des 0,84 euro, un de ses plus bas niveaux historiques. Dans ce contexte de faillite bancaire, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a annoncé jeudi dernier un plan d’actions exceptionnelles afin de porter secours à Dexia et l’aider à se refinancer.

Ce plan comporte en particulier 90 milliards de garanties publiques pour assurer le sauvetage de la banque Dexia. La Belgique fournira 60,5% de ces garanties, la France 36,5%, le restant revenant au Luxembourg. La BCE prévoit notamment le rachat d’une partie des actifs immobiliers jugés trop toxiques…

Le démantèlement de la banque Dexia et sa nationnalisation ont donc été annoncé lundi matin. Dexia devient ainsi le premier groupe bancaire européen de grande taille à s’effondrer face à la crise de la dette souveraine en zone euro.

En outre, Jean-Claude Trichet a jugé urgente une recapitalisation des établissements bancaires de la zone euro. Selon le Président de la BCE, les banques doivent «faire tout ce qui est nécessaire pour renforcer leurs bilans», en utilisant pour cela leurs bénéfices, ou en versant des salaires plus «modérés».

Pas de baisse des taux directeurs

Dans ce climat alarmant de crise financière, Jean-Claude Trichet a maintenu son taux directeur à 1,5 %, en raison d’un bond de l’inflation en septembre en zone euro (3%). Ce « sur place monétaire » n’a pas manqué de décevoir des marchés financiers déjà bien tendus. Une baisse du taux directeur aurait pourtant fourni une bouffée d’oxygène à l’économie de la zone euro, déjà affaiblie par la faillite qui menace la Grèce en raison de sa dette.

En outre, depuis plusieurs mois, le Fonds Monétaire International (FMI) maintient sa position favorable à la baisse des taux directeurs de la BCE. Pour le FMI, la politique monétaire doit se préoccuper davantage de la croissance que de l’inflation. Et une baisse des taux contribuerait à cette croissance.

Focus sur la BCE

Créée en 1998, la Banque Centrale Européenne (BCE) est la banque de l’Europe et siège à Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Jouissant d’un haut degré d’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, sa mission est d’assurer la politique monétaire de la zone euro et d’imposer les décisions financières nécessaires à sa mise en œuvre. Sa fonction est notamment de maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et la stabilité des prix dans la zone euro.

La BCE a donc la capacité d’agir sur le taux d’intérêt grâce auquel les banques se refinancent. Ce taux conditionne le taux d’emprunt proposé aux entreprises et aux particuliers.

Président depuis le 1er novembre 2003, le Français Jean-Claude Trichet fait ses adieux à la BCE, avant de céder sa place à l’Italien Mario Draghi.

2 Réponses

  1. Martin

    Espérons que cette fois des mesures concrètes et actives seront prisent, les banques doivent être au service de la société et non le contraire.

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  2. AMEN

    Inutile d’être un devin pour pressentir notre futur.C’était inéluctable; un iminent économiste avait prêdit lors de la chute du communisme en URSS, que la chute du communisme entrainerait celle du capitalisme.Et les uluberlus et niais de ce demander pourquoi???Pour la simple raison que l’un existe et se justifie par rapport à l’autre.L’un est crevé, l’autre suivra.La ruine n’est pas mortelle; l’essentiel sera de sauver sa peau quand la société implosera….Tous le reste……..du pipo

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