La chute des valeurs bancaires a un impact sur la production de crédit

Les valeurs bancaires ont récemment subi de très fortes corrections. La Société Générale a par exemple perdu 40% en un mois !

Ces signaux très négatifs semblent avoir un impact direct et immédiat sur la production de crédit. Selon l’AFUB (Association Française des Usagers de Banque) il faut s’attendre à un durcissement des conditions d’octroi des crédits, mais aussi à une diminution du nombre de ces crédits.

Les entreprises comme les particuliers vont donc se retrouver un fois de plus directement impactés par la crise de la dette et les soubresauts de la bourse.

Une aversion au risque

Virage à 180 degré pour les banques. Après avoir doucement assoupli leurs conditions de crédit, voilà que les établissements semblent tous décidés à fermer les vannes.

Cette aversion au risque se manifeste directement auprès des emprunteurs : les délais d’obtention des crédits s’allongent, les refus augmentent. Serge Maître président de l’AFUB indique :

Quant au crédit immobilier, il devient de plus en plus difficile de s’en procurer. Nous avons reçu un nombre record de plaintes de particuliers dont la banque refuse un prêt après l’avoir pourtant accepté. C’est sans compter les délais pour obtenir une réponse qui s’allongent

Des avoirs dévalorisés

Il faut dire que les avoirs des banques ont été fortement dévalorisés. Un problème quand on sait que les nouvelles réglementations (Bâle III) qui vont être mises en place en 2013 imposent aux banques de renforcer leurs fonds propres.

Raréfaction du crédit, augmentation des marges… autant d’éléments qui semblent planer sur le marché des prêts immobiliers dans les mois à venir.

Un air de déjà-vu que souhaite éviter l’AFUB, son président a annoncé qu’il allait monter au créneau et demander au gouvernement qu’il garantisse l’accès au crédit pour les entreprises comme les particuliers.

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