Paris brûle-t-il ? Les prix de l’immobilier en Île-de-France

La flambée des prix Parisiens semble hors de contrôle et conduit à des prix irréalistes.

Voici en quelques mots la conclusion de plusieurs experts, dont ceux du site MeilleursAgents.com qui disposent d’un indicateur extrêmement précis pour la région Parisienne.

Comment interpréter cette hausse dans un marché dominé par l’immobilisme, mais qui restreint l’accession à la propriété à seulement 1/5ème des ménages en Île-de-France (selon une récente étude Paris-Dauphine) ?

Evolution des prix dans l’immobilier Paris Île-de-France
sur 1 mois (Juin 2010) +1,5% +1,9%
sur 6 mois +9,3% +7,6%
sur 1 an +15,1% +8,9%
source : Baromètre MeilleursAgents.com

 

Des prix en hausse mais pas de reprise

Cette hausse des prix ne s’accompagne nullement d’une reprise nette des transactions. Certes on observe une timide amélioration mais elle n’explique absolument pas  la hausse des tarifs immobiliers. De nombreux agents immobiliers confirment d’ailleurs que le marché reste très hésitant, il y a actuellement trop peu de transactions pour parler de reprise.

Pourtant la demande reste forte, les prix sont portés par une pénurie de biens. Les petites surfaces (studios et deux-pièces) sont convoitées par les investisseurs, ce sont ces biens qui connaissent la plus forte hausse (+17,3% sur un an).

L’Île-de-France se place dans le sillage de Paris et les prix s’envolent même si comme le note le site MeilleursAgents « Ces chiffres moyens cachent d’importantes disparités liées avant tout à la qualité des biens et surtout à leur proximité des transports en commun ».

Marché immobile, hausse virtuelle ?

Les propriétaires profitent de ce marché haussier et conservent leurs biens. L’offre est réduite mais la demande persiste avec notamment le retour des investisseurs étrangers sur la région Parisienne. En conséquence, les prix s’affolent.

Pourtant cette hausse ne repose pas sur des fondamentaux qui pourrait lui permettre de perdurer bien longtemps. Le cycle achat / vente est rompu et les accédants potentiels sont trop peu nombreux. Peut-on réellement parler de hausse, ou est-on en présence d’une « bulle » ?

Une fin d’année décisive

Les mois qui viennent seront décisifs : ils viendront stabiliser cette hausse avec une nécessaire reprise du marché ou au contraire dégonfler la bulle pour assister à un retour à des conditions permettant à une plus large clientèle l’accès à la propriété.

Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com indique « Il serait hasardeux de prévoir un changement important du marché à court terme car rien ne permet d’anticiper une évolution de ses fondamentaux (faiblesse des taux d’intérêt, climat économique et social morose) ».

Une conclusion que nous formulions déjà en Juin, en un mois le contexte a continué de se tendre, et la solution n’apparait pas plus évidente.

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